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Histoire du monde
Sujet se trouvant dans  :: Le codex :: Histoire
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MessageSujet: Histoire du monde Mer 1 Juil - 22:41
Chapitre 1 :  Sombres présages

La mort a parfois certains avantages : voir les moindres détails, se promener dans l’Ether plus rapidement qu’à cheval, ne plus ressentir la peine et la douleur. Néanmoins, je ne peux assister les êtres chers qui ont, jadis, aidé ma personne dans les différentes quêtes et aventures que j’ai vécu. Cependant, telle fut la volonté des Dieux, et s'y soustraire était impossible. Mon rôle est à présent de leur côté. Ainsi, je sème divers indices pour aider mes semblables dans cette lourde tâche de comprendre la disparition de ma Dame, tout en évitant une guerre des plus barbares. Par ailleurs, j’en surpris plus d’un lors de mes apparitions dans le monde corporel. Moi, Marieval Oldeth, j’accomplissais quelque chose, ne suivant plus les directives imposées. La fierté m’habitait à présent.


« Rudë An 6, dernière lune, dernier jour de la dernière décade,

J’avais ouï, en espionnant un groupe de paysans à mes heures perdues, qu’une somptueuse réception se préparait sur Charmon. Les indices pour retrouver Adrietha étaient très minces. J’espérais en apprendre davantage, lors du banquet du soir, sur les mentalités des peuples depuis sa disparition.

La demeure m’était familière. Beaucoup la pensait abandonnée, ou appartenant à un riche marchant itinérant. Au vue du sombre manoir, une appartenance au bas réseau m’avait toujours frappé. Sans pouvoir le démontrer. Etait-ce ma chance de satisfaire ma curiosité ? Je n’ai pas besoin de te donner une réponse cher journal !

La cérémonie commençait à peine lorsque je pris une forme fantomatique, trop voyante à mon goût. Je n’arrivais toujours pas à user correctement de l’offrande des Dieux. Utilisant la pénombre à mon avantage, j’avançais doucement, profitant de la visite proposée par l’hôte. Les langues se déliaient pour exprimer leur émerveillement. Une impression de perdre mon temps et le peu d’énergie m’envahissait.

La soirée battait à son plein lorsque mon attention fut captée. Sur le qui-vive, comme la plupart des invités, mon mécontentement grandissait à chacune de ces paroles.

- Voyez-vous, cela fait maintenant plus d'un an que notre chère Adrietha a disparu subitement et sans avertir quiconque. Et à l'heure actuelle, on se demande pourquoi. Peut-être ne croyait-elle tout simplement pas en son rêve utopique des Quatre Régions en paix. Peut-être a-t-elle vu son rêve se réaliser et s'est-elle ennuyée de cette paix. Qui sait ? Car personne ne la connaît.

Je faillis intervenir. Cependant, certains personnages me reconnaitraient, semant la confusion. Je pris sur moi.

- En fait, je vais vous dire, elle ne voulait plus de cette paix qu'elle incarnait. Son départ, car elle a souhaité partir, est le début d'un nouveau commencement. Sans elle, nous ne sommes plus obligés d'agir sous une forme d'éthique. Je ne pousserai jamais à la guerre, car les victimes et les dommages collatéraux sont trop importants. Mais à présent, nous sommes bien plus libres qu'auparavant. Et peut-être ne serez-vous pas d'accord avec mes propos, certainement que parmi vous, nombreux sont ses partisans. Mais observez autour de vous. Est-ce que quelque chose a vraiment changé depuis son départ ? Non, car nous pouvons aussi bien vivre sans elle. Et maintenant, tout homme peut trouver une place au sein des Armées de sa Nation. Demandez seulement aux personnes travaillant la terre s'ils savent pour Adrietha, si entre son ère et auparavant, ou encore maintenant, quelque chose a changé ? Et vous saurez que non. Adrietha a peut-être pacifié notre monde, et de façon autoritaire, tel un despote, mais son empreinte n'est pas indélébile.

Une nymphe fendit la foule, tout comme Elros, le roi de Seda à cette époque. Je devais me tasser dans l’ombre et partir au plus vite, mon amulette scintillait de plus en plus. Cependant, je compris rapidement. Personne ne l’avait oublié, bien au contraire. Les âmes les plus sombres l’employaient à leur avantage pour assouvir leur intention. »


De retour dans mon royaume, j’entrepris de nombreux dessins pour arriver à mes fins. Seda m’avertit à chacun de ses passages de la dangerosité de mes actes. En aucun cas, j’avais l’autorisation d’intervenir  matériellement pour influencer le cours des événements. Mes idées devaient passer par un mortel. Néanmoins, trouver un être dans mon optique d’esprit, avec une étendue de pouvoir était rare. A l’heure actuelle, je suis toujours en quête de cette personne.

Tandis que la saison battait à son plein, mes peurs se confirmèrent. Bientôt, le continent connaitrait à nouveau des heures sombres. J’en étais certain.


« Trede, An 6,

Le silence régnait près des portes de Lumières. De vastes plaines s’étendaient à perte de vue. Les morts y reposaient, retrouvant ainsi leur famille. Longuement, je les avais arpentées avec un espoir d’y trouver ma belle. Ma surprise fut grande. Une silhouette connue se dessinait à l’horizon. Comment était-ce possible ? A l’approche des gardiens, je m’écartais, en découvrant avec stupeur Elros. Il m’était impossible de lui parler pour le moment.

La capitale, drapeaux à terre pour cette journée de deuil, était vide à part un endroit : l’église. La reine venait d'y présenter un discours avant d’inviter les différentes personnes qui se trouvaient présentes à rentrer dans le lieu sacré. Patient, de nombreuses personnalités me connaissaient, je devais être discret. Le lieu de culte était d’une rare beauté. Les vitraux reflétaient la lumière de la pluie sur les voûtes gothiques peintes par les plus grands de ce monde. Pourtant, j’avais visité de nombreuses fois le sanctuaire, mais à chaque moment de la journée, les toiles changeaient avec les couleurs, découvrant des personnages cachés de l’ombre. Un spectacle pour les yeux, un caveau pour les morts.

- Bonjour Mesdames et Messieurs. Nous sommes réunis en ce jour pour une bien triste nouvelle. Le roi est mort, il nous a quittés après seulement six années de règne qui ont su remettre le royaume sur pied, et le faire progresser. Mais, il a surtout mis au monde un merveilleux enfant qui sert dans nos rangs pour protéger notre nation en cas de guerre. Bien que nous pleurons sa mort, il ne faut point oublier qu’il a laissé une femme derrière lui. Et ce genre de chagrin est inconsolable. Si vous avez une dernière parole avant que le corps rejoigne la terre, c’est le moment de vous exprimer, de venir faire partager vos idées, vos pensées. N’ayez peur des jugements des autres, lancez-vous.

Au fond de moi, j’eus envie de rappeler aux peuples les idéaux laissés par le monarque, tout comme ceux d’Adrietha. Mais je n’eus point le temps de m’avancer. Une étrange créature s’exprima dans un croassement qui me déchira les tympans.

- Peuple de Seda, peuple d'Ysyra, peuple de Ciend, aujourd'hui, un grand homme nous a été pris. Chacun de nous a un jour entendu parler de lui, que ce soit de sa bravoure, de son courage, de son sens du devoir, mais surtout, de l'affection qu'il témoignait aux peuples de ce monde. Il a toujours fait son possible pour que nous vivions dans un monde meilleur, débarrassé du mal et des hypocrites. Alors souvenons-nous de lui, souvenons-nous de lui comme un roi fière et noble, souvenons-nous de lui comme un protecteur bienveillant, souvenons-nous de lui comme un ami, un père, ou un époux. Joignons ensembles nos larmes, et adressons les au roi Elros pour qu'il repose en paix, aimé de ses proches et de son peuple.

Les têtes cherchèrent l’animal, un garou sans aucun doute. Ces intentions n’étaient point nobles. Les pics envoyés pour déstabiliser les grands de ce monde ne me laissèrent pas indifférent. Néanmoins, j’étais pieds et mains liés.

- Peuples rassemblés ici en ce jour de deuil, je vous témoigne ma reconnaissance pour être tous venus dire vos adieux à un roi que j'admirais. Mes seules regrets sont de ne pas l'avoir mieux connu et que le peuple d'Oshury ne soit pas venu partager notre chagrin ! N'ont-ils aucun cœur ? Aucune compassion envers la douleur que nous ressentons tous ? Malgré la paix qu'Adrietha nous a offerte, ils continuent de nous ignorer, ils refusent de serrer la main que nous leur tendons, et aujourd'hui encore, ils ne sont pas là, pour pleurer avec nous la perte d'un être aussi cher.

Je scrutais l’assemblée, à la recherche d’Elia ou d’un messager. Ce fut avec un profond soupire que j’admis ces paroles. Un affront d’une telle taille ne passerait point inaperçu auprès des dirigeants. De la négligence ou un début de déclaration de guerre ? Je n’en avais aucune idée. Mon amulette scintilla. Malgré mon envie d’en découdre avec cette situation, mon royaume m’attendait. »


L’utilisation de la magie noire se fit sentir dans l’Ether. Par la suite, je compris les méfaits du corbeau. Vile créature. Dresser les peuples ainsi, en remarquant publiquement l’absence de la reine oshurienne, puis profaner les corps pour assouvir des idéaux et déclencher une guerre. Il était bien plus dangereux que mes pires cauchemars. Lui seul permettait un basculement de la situation.

Sans relâche, je parcourais le monde à la recherche d’indices sur la disparition d’Adrietha. J’avais manqué à mes objectifs, me laissant distraire par les évènements. Les pistes étaient faibles. Malheureusement, en raison de mon amulette, rester longtemps sur le continent m’était impossible. Je devais quémander l’aide des populations. Mais comment ?


« Tredë An 6, dernière lune,

Adossé contre le mur du palais de Carathiel, j’appréciais les derniers rayons solaires. Godwin De Greyshade. Ce noble m’était inconnu. J’osais espérer que ces dons soient comparables à ceux d’Elros. Les prochaines saisons seront certainement tourmentées.

La brise fouetta mon visage. Une plume à la main, ma décision était prise. Je me devais de recruter les meilleurs aventuriers du continent pour m’aider dans cette tâche. Mes premiers essais inscrivirent une moue sur mon visage tandis que la lune gagnait du terrain. A l’aube, les colombes partirent. Sur le parchemin on pouvait y lire ce message.

Mes amis,

Vous ne me connaissez certainement pas, je travaillais dans l’ombre, depuis toujours, dans l’ombre de la reine que vous avez tant chéri quand elle a pris place en Charmon pour instaurer une paix inébranlable. En ce jour, les derniers espoirs s’envolent avec moi de la voir revenir. Je ne sais où elle est, je ne sais si son cœur bat encore. Cependant, par le biais de cette missive, je vous invite à vous rassembler pour former une troupe de mercenaires et parcourir votre univers à la recherche d’indices qui vous mèneront à la vérité. Certains perdront la vie, d’autres abandonneront par amour pour leur famille ou par découragement. Mais souvenez-vous d’une chose : la foi seule pourra vous aider. Croyez donc en vous et en vos capacités.

Si vous croyez en mes paroles, je vous invite donc à vous rejoindre près de Pyroung, votre vraie mission commencera par-là, les informations se trouvent dans cette cité. Cette quête sera longue mais un jour la vérité éclatera au grand jour, ce jour approche avec vous.

Une ombre dans la lumière.

L’angoisse m’envahissait aux abords de la capitale du feu. Sous ma forme fantomatique, j’attendais. Les gardes me scrutaient, d’un œil interrogateur. Il était rare de croiser des fantômes dans cette partie-là du monde. Cette race profitait des courants d’air de l’archipel. Pensif, je ne croyais guère en leur réussite. En effet, l’énigme était obscure, tout comme mes sources pour l’obtenir. Les groupes se profilaient à l’horizon, la quête pouvait commencer.

Le premier groupe comportait des hommes qui avaient pour réputation d’avoir une bonne endurance, et un art de manier les armes irréprochables. Ils étaient là pour permettre à deux autres groupes de se rendre dans les lieux sans encombre vis-à-vis des gardes de la cité de Pyroung. Ainsi commença les investigations. En raison de mes obligations divines, j’assistais à leur progrès depuis l’Ether les guidant tant bien que mal via des messages ou apparitions rapides.

Au bout d’une décade, les conclusions furent amères. Seuls les souterrains du bas réseau regorgeaient d'informations utiles et de cette fameuse boite à musique. La tâche était ardue, la mission prenait de l’ampleur. Si l’un d’eux périssait, ma culpabilité serait grande. Cependant, j’étais perplexe. Adrietha ne fréquentait personne de cette guilde. Comment était-ce possible ? Avaient-ils un lien avec sa disparition ? A l’heure actuelle, je n’ai toujours pas résolu cette énigme.

Avec chance, cette boite était gardée par l’un des plus fervents admirateurs de la reine. Il nous la donna sans encombre. Le mécanisme était d’une difficulté extrême. Un véritable casse-tête qui fut débloqué un soir dans un coin sombre d’une auberge bourgeoise de la capitale. Emerveillés, j’avais pris forme fantomatique pour assister davantage au spectacle. A haute voix, j’entrepris de lire le passage de journal intime laissé dans le coffret.

- Mon journal, je ne peux que me confier à toi. Personne ne doit te lire. Je sens d’étranges regards sur ma personne. J’ai peur qu’on essaye de m’abattre très prochainement. Il me semble que certaines personnes ne souhaitent plus me voir sur le trône. Les mêmes personnes qui ont su se débarrasser de Huberard, le roi d’Oshury. Je ne sais qui encore, ou du moins je ne peux pas te l’avouer ainsi. J’ai peur que ma vie ne bascule rapidement. Je dois partir malheureusement. Mais où aller ? Comment puis-je abandonner ma création ?

Que devenions comprendre ? Etait-elle toujours en vie ? Où avait-elle pu fuir ? Quelles étaient les implications du peuple oshurien ? Une énigme éclaircie qui en menait à une autre. J’avais espoir qu’avec le temps  nous obtiendrions d’autres informations intéressantes pour terminer cette enquête et connaitre enfin la vérité. Même si l’espoir n’était qu’un mince filet d’eau. »


L’équinoxe marquait le début de Chaü. Près de la fontaine menant aux plaines de lumière, j’arpentais le sentier tel un fauve en cage. Depuis la signature de l’alliance entre Seda et Ciend, je m’interrogeais sur les buts de Drew Dograg. Ce personnage était un manipulateur agissant dans l’ombre. Il profitait de la faiblesse des autres royaumes pour préparer un plan des plus sombres. Malheureusement, il m’était encore inconnu, même dans le cas contraire, je ne pouvais pas influencer le destin du continent.


« Chaü An 6, première décade, deuxième lune,

Les jeux de Charmon, une tradition perpétuée depuis des décennies. J’appréciais de les observer. Hommes comme femmes se disputaient le titre de champion dans leur catégorie. C’était une manière de rassembler les esprits et d’en oublier la politique, le temps de trois jours. Néanmoins, dès les joutes de la première journée, j’eus un pressentiment.

La nuit tombait en douceur sur les plaines. Les deux mondes s’endormaient, pour mon plus grand bonheur. Dans l’ombre des regards, les hautes-sphères se réunissaient pour parlementer, raviver leur discorde, et partager leur mécontentement envers Oshury. Depuis l’Ether, je les écoutais, attendant le moment propice pour prendre forme, et flânais dans la ville.

L’air était doux, les ruelles éclairaient par les torches et les bougeoirs. La lune donnait aux fenêtres de lueurs argentées. Les différentes nations louaient les exploits de leur champion. Il restait une journée de joute avant de nommer les vainqueurs. D’un pas rapide, je m’éloignais des premiers cercles pour rejoindre le cimetière et rendre un dernier hommage à un ami proche, décédé il y a quelques années. Les barrières étaient en place, mais ouverte à mon arrivé. J’étais surpris, d’autant plus lorsque le vent m’apporta les bruits qui couvraient les lieux.

- Debout mes messagers de la mort ! Que sonne l'heure de notre triomphe ! Marchez sur leur maudit festival. Tuez tous ceux que vous trouverez ! Arrachez la chaire de leurs os !!Videz-les de leur sang ! N'ayez ni pitié, ni compassion pour ces vermines !

Choqué, je stoppai nette ma marche. La magie noire était rare, très peu la maitrisaient, surtout sur de tels rituels. Quand j’entrevis les premières créatures, je compris rapidement que je me trouvais en face du même garou. Je ne pouvais pas intervenir, furieux, je serrai les poings avant de me vaporiser pour observer les dégâts du ciel.

Les commandants, dans un soulagement immense, avaient su prendre leur officier pour enrayer l’attaque. Néanmoins, les victimes étaient présentes. En une nuit, la paix s’effondrait un peu plus. J’avais peur qu’une guerre d’un nouveau genre émerge. Les nations ne seraient plus directement concernées, rendant les traités plus compliqués, tout comme les arrestations.

Les jeux se soldèrent sur une victoire toute méritée de deux sédiens en force brute : Elyos, le général des armées et Yan Ok, un nain. Les trois jours furent au final un souvenir incrusté dans la mémoire des habitants. Les rois et reines avaient improvisé un discours sur leur vision du monde et le maintien de la paix. Oshury, par habitude à présent, était absent, laissant une touche noire au tableau. Je sentais, avant de partir de nouveau dans mon monde, qu’une trame se dégageait de cette nation, Elia était trop souvent absente. »


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